Home Food: à la table d’une vraie mamma italienne

On a trouvé l’adresse à deux pas de Campo de Fiori, au coeur de centro storico de Rome. Une table somptueusement mise, des coupes de vin qui semblaient se remplir à l’infini. Antipasti: viandes froides du Lazio, olives et une (autre) coupe de vin. Primo: pâtes fraîches à la citrouille et au fromage pecorino. Secundo: boeuf bouilli à la façon Picchiappò (sauce tomate et herbes fraîches). Et pour finir – comme si on en avait besoin – une mousse au ricotta garnie de poires pochées et de miel de châtaignier. Le tout dans un ancien théâtre antique reconverti.

IMG_2261
Apéritif dans un bar de Campo de Fiori, avant notre expérience Home Food. On a regretté d’avoir accepté les collations offertes gracieusement avec notre campari lorsque notre Cesarina nous a offert la troisième assiette de pasta!

La taille des portions trahit la mamma qui se cache derrière cette magnifique expérience culinaire. Nous sommes chez Hilary, une Romaine un peu bohème, devenue Cesarina (hôtesse) pour Home Food.

Créée par l’Association pour la sauvegarde de l’héritage culinaire et gastronomique d’Italie, Home Food permet à ses membres (touristes ou locaux) de savourer des spécialités locales à la table d’une véritable mamma italienne.

Ce soir-là, nous étions les deux seuls à la table de Hilary, mais elle reçoit parfois jusqu’à huit curieux épicuriens à la fois pour une soirée. Des jeunes, des plus vieux, des touristes ou des Italiens en mal d’authenticité.

Et quelle authenticité! Pour devenir une Cesarina (ou un Cesarino, parce qu’il y a quelques hommes), chaque candidate doit d’abord recevoir les membres d’un jury qui s’assureront que les produits servis proviennent exclusivement de la région, et sont préparés selon la tradition italienne. « Ne leur dites pas que j’utilise du vinaigre balsamique de Modena, nous lance Hilary. Ça ne vient pas de la région du Lazio, mais c’est si bon avec la salade! »

Née à Bologne (surnommée la grassa à cause de l’amour qu’éprouvent ses habitants pour la gastronomie), l’organisation compte désormais des Cesarinas aux quatre coins de la Botte. Moyennant une cinquantaine d’euros (75$), on peut donc savourer à sa guise des courgettes à la scapece à Naples ou des tortelli al pomodorino à Forli, dans l’Emilia-Romagna. Le tout accompagné, évidemment, d’un Chianti, d’un Montepulciano…

Une tendance européenne

Au-delà de la gastronomie, Home Food, c’est aussi une expérience sociale. C’est une occasion de découvrir, le temps d’un repas, le quotidien des habitants de la région qu’on visite ou d’échanger avec des voyageurs venus d’autres horizons.

De plus en plus populaires auprès des voyageurs, ces expériences de tourisme « culturel » se multiplient à travers l’Europe et le monde. D’autres organisations, comme Cookening ou EatWith – axées davantage sur l’expérience partagée que sur l’offre gastronomique -gagnent en popularité, de Paris à Shinagawa, au Japon.

Au Canada, on peut partager des tapas dans Hochelaga-Maisonneuve ou participer à un barbecue à Vancouver.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s